Réflexions

Réflexions de fond sur les questions de la vie naissante

Don de gamètes : attention danger

Appel aux dons de gamètes ou la générosité mal placée
Je pense, avec beaucoup qui ne s'exprimeront pas, qu'il y a suffisamment d'enfants
orphelins ou abandonnés, dans le monde, en attente de parents, pour que le désir
d'enfants de certains couples frustrés d'enfants bien "à eux" et "chair de leur chair", se
porte vers ces petits enfants démunis - autrement dit vers l'adoption - plutôt que vers
une éventuelle procréation artificielle, surtout lorsque procréation artificielle fait appel à la
production biologique d'autrui...
Un enfant issu de cellules germinales, ovocyte, spermatozoïde, ou lʼun et lʼautre,
étranger(s) au couple en manque d'enfant, ne sera de toutes façons qu'à moitié, ou pas du
tout, l'enfant issu de leur union physique Plutôt donc que de faire appel à la biologie
d'autrui pour faire naître son projet d'enfant, n'est-il pas plus généreux, plus sain, plus
spécifiquement humain de prendre en charge un bébé déjà existant ?
Si on entre tant soit peu dans cette perspective, doublée de la considération réaliste de
ce que représente, côté donateur, le don de gamètes comme don d'une part de soimême,
intime et personnelle entre toutes (tout son patrimoine génétique est présent !),
et qu'on se permet de laisser aller et fructifier en dehors de soi (“je suis père ou mère
biologique de tel ou tel enfant qui court dans la nature et dont jʼignore tout...”), on
comprendra qu'il n'y a qu'une générosité mal éclairée, piégée et même aliénée dans ce
don....
Faut-il rappeler en outre que pour avoir un bébé réussi par la procréation artificielle, il sera
nécessaire de sacrifier environ une demi douzaine d'embryons...Alors, bonjour la
générosité ! Bonjour l'amour et le respect des enfants ! Bonjour les dégâts !
Contradiction :
Le couple qui, pour motif de stérilité de lʼun des conjoints, recourt à un don de gamète
extérieur, de préférence à lʼadoption, pour la raison quʼil (ce couple) valorise le fait que
lʼenfant sera, au moins pour moitié, biologiquement le sien, admet sans état dʼâme que
le donneur étranger, homme ou femme, se détache, lui ou elle, de son propre
patrimoine génétique personnel, cʼest à dire tourne le dos à la valorisation de cette
paternité ou maternité charnelle que, pour sa part, le couple considère comme
essentielle...Dit plus simplement : on veut par dessus tout un enfant de sa propre chair
(au moins pour moitié), et on ignore que cela nʼest possible que si le donneur - masculin
ou féminin - renonce lui-même à lʼenfant de sa propre chair !

Appel à la population

Invitation à la population - Germinal - Pâques 2012
Avec tous ceux et toutes celles qui aiment la vie naissante, les bébés, les jeunes femmes
ou les jeunes filles enceintes.... et qui déplorent lʼélimination, pour diverses raisons, dʼun
grand nombre dʼenfants en formation en France, (l'équivalent d'une population de 4 ou 5
villes de 50 000 habitants disparaît chaque année !), nous invitons les citoyens concernés
par les questions touchant la vie, la santé et lʼéducation (en réalité presque tout le monde)
à se préoccuper de cette façon :
1 - alerter les femmes qui sʼapprêtent à avorter sur le drame et la profonde tristesse postavortement
que beaucoup dʼentre elles vont vivre, à cause de la perte irréparable et
définitive de leur bébé (on le constate aux confidences recueillies de vive voix et sur des
forum féminins)
2 - les éclairer :
• sur la réalité de l'embryon qu'elles portent en elles : ce n'est pas un amas de cellules
quelconque, c'est un être humain en formation
• sur le fait que lʼembryon qui a germé en elles nʼest pas une partie de leur corps, mais
une vie distincte qui commence son propre développement autonome.
3- les rassurer en leur faisant savoir que l'Etat et son administration sont prêts à venir en
aide à la femme enceinte, surtout à celle qui en a le plus besoin (diverses subventions
économiques et dispositions concrètes pendant et après la grossesse), et qu'il existe de
nombreuses associations pour les aider au cas où la famille ne répondrait pas.
La France a l'un des meilleurs taux de natalité en Europe. Il faut accueillir et promouvoir la
vie naissante !
• pour être soi-même un vivant, porteur de jeunesse, de joie et dʼespoir
• pour le renouvellement des générations (2,1 enfants par femme en âge de procréer)
• pour maintenir notre système de protection sociale (pas de bébés, pas de retraites...)
4- mais il faudrait aussi que parents, éducateurs, artistes, auteurs, publicistes... et l'Education
nationale elle-même, bref la société dans son ensemble :
donnent aux jeunes l'idée saine et porteuse d'une vie affective et sexuelle responsable, et tâchent
de leur en montrer le modèle désirable...
à la place du libéralisme sexuel ambiant, diffusé par les médias, la pub et autres lobbies avides de
gain facile... qui poussent les jeunes, dès l'école - entre autres par la distribution de pilules et
préservatifs....(sida nʼoblige pas) - à s'affranchir dʼune conduite réfléchie ainsi que de toutes règles
d'ordre moral dans ce domaine,
Multiplier les centres où l'avortement se pratique, doter tous les hôpitaux de personnels
qualifiés pour l'avortement, comme lʼa préconisé François Hollande, c'est encourager et
appuyer une politique de mort !
Nous voulons, nous, favoriser et promouvoir la vie !
Dans la situation actuelle de notre pays, il ne s'agit pas dʼinterdire l'avortement, surtout
quand la mère se trouve dans une situation de péril ou de détresse grave ou
insurmontable... (la loi républicaine n'a pas à imposer l'héroïsme), mais il faut que la
décision laissée à la mère de se débarrasser de son enfant et de l'éliminer soit mise en
regard du droit absolu de l'enfant à vivre, ce droit qui est le premier de tous les droits -
et la condition de tous les autres.
L'Article 16 du Code Civil, repris par l'article 1 de la loi Veil (17 janvier 1975) doit nous
guider :
"(...) La loi garantit le respect de l'être humain dès le commencement de la vie

Germe de vie : notion d'écologie


• Qu’est-ce qu’un embryon ? Un germe de vie humaine. Et de toutes les
graines, de toutes les jeunes pousses, de toutes les promesses d’animaux de diverses
espèces en formation, c’est le plus précieux, c’est à dire celui dont la valeur d’être
(valeur ontologique) est la plus élevée.
Vouloir prendre soin de chaque vivant (ne s’approprier que ceux qui nous sont
véritablement utiles et nous débarrasser seulement de ceux qui sont nuisibles),
sauver les espèces menacées, veiller à protéger la bio-diversité, c’est faire preuve de
respect, de considération et d’amour à l’égard de la nature (“la terre-mère”, disent de
nombreux peuples) - notre milieu de vie prochain comme notre plus vaste
environnement.
C’est aussi prendre en compte le futur de notre planète, sa vie et sa survie, en même
temps que se montrer soucieux de la destinée des hommes sur la terre - hommes en
interrelation avec la nature dont ils dépendent et dont ils font partie.
L’écologie est une discipline et une attitude tout à fait essentielle et urgente, surtout
à notre époque où l’humanité, et la civilisation industrielle en particulier, sont en train
de commettre des dégâts irréparables..
• Nous disons que prendre soin des petits êtres humains en formation, se
préoccuper pour leur vie quand elle se trouve menacée, s’engager pour les sauver,
accompagner les futures mères pour qu’elles soient préservées de l’épreuve ou de la
tentation de les éliminer, quand elle se sentent perdues et sans recours face à la
naissance d’un bébé qui s’annonce... est aussi une attitude écologique, première
et fondamentale, une attitude d’amour profond envers la Nature, et envers
nous-mêmes.
Dans l’ordre, le premier sujet de l’écologie, c’est l’homme lui-même, ce fruit par
excellence de la Nature ! A commencer par le petit d’homme et sa vie fragile, surtout
si cette vie est en péril...
On peut encore dire ceci : vouloir sauver les plantes et les animaux, sans se soucier
par dessus tout des petits êtres humains en formation, c’est insuffisant, et à la limite,
contradictoire, car un ordre d’importance, ce qu’on pourrait appeler une hiérarchie de
valeurs, n’est pas respecté. On veut sauver les petits phoques, ou les petites
crapauds, par exemple, en leur ménageant des tunnels sous les autoroutes pour qu’ils
ne risquent pas de se faire écraser en traversant, et on élimine en masse, souvent
sans beaucoup d’états d’âme, des millions d’embryons humains... Avouez qu’il y a
quelque chose qui ne va pas.
• A quoi vous répondrez sans doute : dans un cas, on veille sur la vie et la survie
d’un grand nombre d’individus et d’espèces entières, animales et végétales... Alors
que dans le cas de l’embryon humain, il ne s’agit que de quelques cas singuliers : la
survie de l’espèce humaine n’est pas en péril ! (on serait plutôt trop nombreux...)
Par ailleurs, c’est par souci de l’avenir de l’espèce humaine elle-même, pour protéger
ses ressources ainsi que le climat ; c’est pour assurer l’équilibre de notre vie sur la
terre que l’on entend protéger la flore et la faune de territoires entiers livrés au pillage
et à la ruine, comme par exemple la forêt amazonienne.
Il ne faut pas se tromper d’échelle, direz-vous, et il faut comparer seulement ce qui
est comparable. Il est plus important de sauver des espèces en voie de raréfaction, les
abeilles par exemple, qui représentent un besoin vital pour la pollinisation ; ou telle
espèce de poissons (le thon rouge) menacés de disparition à cause de la sur-pêche...
que quelques bébés humains non désirés et indésirables...Prenons acte de cette
objection sérieuse.
• Pourtant, je répète qu’il ne s’agit pas de quelques rares individus de l’espèce
humaine éliminés de par le monde, pour des motifs de gravité et d’importance très
divers, mais il s’agit de grandes quantités d’êtres humains. (des millions...)
L’avortement n’est pas ou n’est plus considéré comme l’ exception, c’est devenu une
pratique assez habituelle, légalisée, et sur le point de passer dans les moeurs, et qui
est considérée par beaucoup comme un progrès, une libération essentielle, une
avancée de la civilisation, que certains défendent bec et ongles, et encouragent...
Du seul point de vue quantitatif, la question écologique à propos de l’avortement
volontaire demeure donc entière.
• Mais c’est parce que sa pratique à grande échelle manifeste un grave
dysfonctionnement dans la reproduction humaine - dysfonctionnement affectant
diversement les facteurs biologique, psychologique et moral du binôme amoursexualité
qui y préside - que le questionnement à son sujet devient
principalement d’ordre qualitatif.
De ce fait, voici donc pour nous l’avortement situé au coeur de l’écologie, laquelle
est affaire de vision et sensibilité pleinement humaines. Car l’écologie, en-deçà
de ses aspects ou motivations pragmatiques, est régie par la conception que l’on se
fait de l’homme, et de sa nature, au sein de l’univers matériel auquel il appartient
dans une histoire à vivre et construire le plus possible en collaboration et symbiose.
L’être humain qui attire à lui tout l’univers terrestre - ressources matérielles,
mondes animal et végétal - et le finalise en quelque sorte, est fondé à gérer et à
organiser au mieux cet univers livré à lui, à prendre sa défense, à le protéger... par
amour pour tous les vivants et pour son propre développement “durable” et son
épanouissement. Et, lui-même, n’est-il pas au-dessus de tous les autres vivants ? (1)
Vous-même qui lisez ces lignes, n’êtes-vous pas quelqu’un de souverainement
important à vos propre yeux et dépassant l’ordre de la nature, bien que vous fassiez
partie de cette nature ? Si vous êtes présent ici sur terre, n’est-ce pas parce que vos
parents vous ont aimé et accueilli et qu’ils ont respecté absolument le premier de vos
droits qui était le droit de vivre ? Un droit personnel inaliénable.
Premier parmi tous les vivants, l’être humain est d’abord responsable de son
espèce humaine. Il est requis d’aimer et de protéger ses semblables, ses frères
humains, les plus petits, les plus fragiles, les plus démunis - lui-même en quelque
sorte - et de le faire dès le stade germinal de leur apparition dans le sein de
leur mère.
Alors l’écologie, avec ses vastes préoccupations, peut avancer et se construire sur une
base saine et fonctionner vraiment à l’endroit.
• Comment ne pas tenter de réveiller certains écologistes français par ces paroles ?
VOUS PRETENDEZ SAUVER LA VIE SUR LA PLANETE,
VEILLANT AVEC AMOUR SUR LES MOINDRES ESSENCES,
MAIS LES BEBES HUMAINS, EN TOUTE CONNAISSANCE,
VOUS APPROUVEZ QU'ILS SOIENT TUES COMME DES BETES.
CHERCHEZ L'ERREUR !
Parce qu’elle assume à la fois sa base, ou point de départ, et son sommet, une
écologie qui se propose de prendre soin des enfants récemment conçus, a les
meilleures chances d’être crédible et performante dans ses nombreux champs
d’intervention.
26 avril 2012
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(1) Solidaire du monde des vivants auquel il appartient, l’homme est cependant situé au
dessus des autres vivants. Non seulement l’homme est doté d’une nature supérieure à celle
des autres vivants (animal raisonnable), mais chaque représentant de l’espèce humaine est un
individu unique, un être personnel capable de dire “Je”, et de s’approprier son existence
et sa nature (“je suis, moi, un être humain; je pense”). Cela lui confère une dignité et valeur
que les autres humains ont vocation à reconnaître et respecter absolument.
A la différence des individus des autres espèces animales et végétales, multipliés
selon leur espèce, et dans une certaine mesure interchangeables à l’intérieur de
l’espèce (le poisson dans un banc de poissons) et pouvant faire l’objet d’une saisie
globale, seul l’homme est apte à s’approprier, comme sujet singulier et
spirituel, conscient et libre, la nature spécifique qui le constitue, et cela fait de
lui un être à part et irréductible. On dit en langage philosophique qu’il est un bien en
soi et pour soi, le plus élevé, et qu’il n’est disponible à aucune autre fin que lui-même.
Il doit faire l’objet d’un absolu respect et ne doit être soumis à aucune manipulation.
Cette appréciation de l’être humain en tant que personne vaut dès sa conception.
Pourquoi ?
Pour la simple raison que sa nature humaine individuelle est présente à ce stade
initial, qu’elle est intrinsèquement capable, dans son milieu, de croître et se
développer et de devenir une personne achevée. L’embryon, en effet, est apte à se
construire par lui-même et à manifester toutes ses virtualités à partir du moment où
il existe comme être vivant autonome, c’est à dire auto-centré et auto-régulé,
résultat immédiat de la fusion des cellules germinales parentales. Dès lors, son
devenir est un processus continu, certes marqué par des étapes qui se succèdent
naturellement les unes aux autres par évolution interne, mais sans qu’il soit possible
d’ assigner à ces étapes des limites rigoureuses précises.(A tel moment, et à tel
moment seulement, de façon arbitraire, on pourrait le qualifier d’humain, alors qu’il
ne l’était pas le jour précédent ou la semaine précédente... : aberration !) Le comité
consultatif national d’éthique a qualifié l’embryon de : “personne humaine
potentielle”.
Ces considérations anthropologiques et bio-éthiques sont la base du droit primordial
de l’enfant à la vie, dès son apparition dans le sein de sa mère.

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