L'ONU dénonce les avortements tardifs

ONU : l’ECLJ dénonce la pratique des avortements tardifs

et de l’infanticide néonatal

par Grégor Puppinck, Directeur du European Center for Law and Justice,

Strasbourg.

lundi 17 mars 2014

Le 14 mars 2014, dans une déclaration orale prononcée devant le

Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à Genève, à

l’occasion du débat sur la violence contre les enfants, Grégor

Puppinck, directeur du European Centre for Law and Justice

(ECLJ) a dénoncé la pratique des avortements tardifs et de

l’infanticide néonatal. En effet, dans une importante proportion, des

enfants naissent vivants à la suite d’avortements tardifs et sont

abandonnés à la mort ou tués par l’équipe médicale. L’ECLJ a

également soumis une déclaration écrite.

L’ECLJ a demandé au Conseil des droits de l’homme de condamner

ces violations graves des droits des enfants et à s’engager pour

l’interdiction universelle de l’avortement au-delà du seuil de

viabilité.

Le Conseil des droits de l’homme est un organe

intergouvernemental du système des Nations Unies,

composé de 47 états qui ont la responsabilité de renforcer la

promotion et la protection des droits de l’homme dans le

monde. L’ECLJ a la faculté d’intervenir devant ce Conseil en vertu

de son statut consultatif spécial auprès des Nations-Unies/ECOSOC.

Par ailleurs, le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe est

actuellement saisi de cette question et doit se prononcer dans les

prochaines semaines suite à une question parlementaire.

Les avortements tardifs et l’infanticide néonatal font l’objet d’un

débat intense au Royaume-Uni où ils sont pratiqués.

Vidéo de l’intervention

https://www.youtube.com/watch?v=699...

Texte de l’intervention :

CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME - 25e Session

Item 3. ID Violence contre les enfants / Droits des enfants

Intervention orale du European Centre for Law and Justice

Représentant : Grégor Puppinck

14 mars 2014

avortement11.jpg

 

Infanticide et avortement tardif : violence contre les enfants

L’ECLJ souhaite attirer l’attention du Conseil sur la violence à

l’égard des enfants constituée par l’infanticide et l’avortement

tardif. En effet, d’une part des enfants naissent vivants après des

avortements et sont abandonnés à al mort sans soins ou tués,

d’autre part certaines méthodes d’avortement tardifs, extrêmement

violentes, constituent de véritables actes de torture.

Avec les avancées médicales, il est possible de sauver des enfants

prématurés nés à 21 semaines. (Dès 16 semaines, l’enfant peut

survivre quelque temps). Or, dans certains pays comme la Suède et

le Royaume-Uni l’avortement sur demande est légal jusqu’au-delà

du seuil de viabilité, et même jusqu’à la fin de la grossesse en cas

de malformation, comme en France. Plus un avortement est

effectué tard, plus il est probable que l’enfant naisse vivant : à 23

semaine, cette probabilité est de 9,7 %. En 2005 en Angleterre, 66

enfants sont nés vivants après un avortement. Au Canada, 622

enfants sont nés vivants entre 2000 et 2011 ; tous ont été

abandonnés à la mort ou tués par injection ou asphyxie. Depuis,

l’Angleterre a cessé de publier ces statistiques.

Les enfants nés vivants après un avortement sont laissés seuls,

jusqu’à ce qu’ils meurent, parfois au bout de dix heures ou plus. Un

enfant avorté à 22 semaines a ainsi été retrouvé vivant au bout de

20 heures en Italie, il a encore vécu jusqu’au lendemain.

Il arrive même que les enfants nés vivants soient tués par asphyxie

ou injection létale. Ainsi le Royal College of Obstetricians and

Gynaecologists recommande aux médecins de tuer par injection

létale les bébés nés vivants après un avortement, alors que ces

mêmes médecins mettent tout en oeuvre pour sauver des enfants

prématurés nés au même terme. Tuer un enfant né vivant est un

infanticide.

Les enfants nés vivants après un avortement ont pourtant le même

droit que toute autre personne. Les mêmes soins doivent être

donnés à tous les enfants prématurés, quelles que soient les

circonstances de leur naissance.

D’autre part, certaines méthodes d’avortement, surtout tardif, sont

particulièrement cruelles. La plus utilisée dans certains pays,

notamment en Angleterre et aux Etats-Unis, consiste à dilater le col

de l’utérus puis à évacuer le bébé avec une pince, souvent par

morceaux : le médecin attrape ce qu’il peut, tire et arrache ce qui

vient. L’enfant est démembré, ce qui constitue une épouvantable

torture. Des études montrent que le foetus (réagit au toucher dès

huit semaines, et qu’il ressent la souffrance à partir de 14

semaines.

L’ECLJ invite le Conseil à condamner ces violations graves des

droits des enfants causées par les infanticides et les avortements

tardifs et à s’engager pour l’interdiction universelle de l’avortement

au-delà du seuil de viabilité.

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