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Proposition macabre au Royaume-Uni : laisser les fœtus non viables aller à terme pour récupérer leurs organes

Proposition macabre au Royaume-Uni : laisser les fœtus non viables aller à terme pour récupérer leurs organes

Posted: 15 Mar 2016 04:09 PM PDT

La NHS, système de santé publique britannique, vient de subir une vague de protestations après qu’un médecin spécialiste des greffes d’organes a suggéré que les femmes portant un enfant gravement handicapé ou « endommagé » soient encouragées à porter leur grossesse à terme, de manière à permettre la récupération des organes sur le bébé après la naissance. La proposition a été faite lors de la rencontre annuelle de la British Transplantation Society à Glasgow.
La proposition est si choquante que la SPUC (Society for the Protection of Unborn Children), la plus ancienne et la plus importante des associations provie du Royaume-Uni, a assorti le communiqué de protestation qu’elle a publié aujourd’hui de l’annonce qu’elle allait « enquêter » sur les faits. Mais les multiples sources auxquelles renvoie son communiqué ne laissent guère planer le doute sur la véracité de l’incident lui-même. Il reste maintenant à découvrir d’où émane cette proposition macabre et si la NHS s’apprête en effet à mettre en place un soutien spécifique pour ces femmes comme l’assure le tabloïde The Sun – à moins que ce ne soit déjà fait.
A l’heure actuelle, au Royaume-Uni, la grande majorité des femmes enceintes informées du dépistage d’un handicap grave chez leur enfant ou d’un trouble survenu au cours de la grossesse, décident d’avoir recours à l’avortement « médical », et ce d’autant plus si le bébé n’a guère de chances de survivre à la naissance.
Un vrai gâchis…
Après avoir fait pression pendant des années pour le « droit » des femmes à anticiper sur cette mort quasi certaine – la dernière campagne en date est en cours en Irlande du Nord où précisément cette raison d’avorter n’est pas légalement admise – voici donc que le lobby de la mort propose de changer de méthode. Comme dans le cas de l’avortement dit « médical », la NHS est sur cette longueur d’onde au vu du manque chronique d’organes vitaux pour la transplantation : pouvoir disposer de bébés nés à maturité à l’issue de neuf mois de gestation assure d’avoir accès à des organes bien formés et de taille suffisante.
Après tout, on n’est plus dans le cas de la récolte d’organes et de tissus sur des « produits d’avortement » de premier ou de deuxième semestre, à l’image de ces prélèvements reprochés au Planned Parenthood aux Etats-Unis…
Au cours de ces deux dernières années, 11 bébés de moins de deux mois sont devenus « donneurs » d’organes (comme s’ils avaient le choix…) mais avec les nouveaux protocoles les médecins espèrent jusqu’à 100 « donneurs » par an.
Niaz Armad, chirurgien spécialisé dans les transplantations au St James University Hospital de Leeds, n’a pas d’états d’âme : « Nous envisageons de mettre cela publiquement en route en tant que source viable de transplatations d’organes au niveau national. Nombre d’employés de la NHS ne savent pas que ces organes peuvent être utilisés. Ils doivent être mis au courant. Ces organes peuvent être transplantés, ils fonctionnent, et ils fonctionnent sur le long terme. »
C’est le comble de l’utilitarisme : non seulement ces enfants porteurs de défauts sont jugés bons pour l’élimination, mais celle-ci est retardée afin de pouvoir en tirer le maximum…
L’histoire ne dit pas, en effet, comment se déroulerait le prélèvement sur ces enfants que l’on ne laisserait survivre que pour les débiter en pièces détachées : quid des soins à ces nouveau-nés, de l’éventuelle réanimation ? Les organes seraient-ils prélevés à cœur battant ? Attendrait-on la mort naturelle ? La hâterait-on par la privation d’aliments ?
La prochaine étape se dessine tout aussi clairement : une fois le tabou de l’infanticide levé (pour celui de l’avortement c’est fait depuis longtemps), pourquoi ne pas demander aux mères qui veulent avorter pour des raisons de commodité, économiques ou autres pendant les délais légaux qui en Angleterre sont fixés à 24 semaines de grossesse, de conserver leur « fœtus » le temps qu’il devienne apte à « sauver des vies », comme ils disent ? Il sera toujours temps d’aller encore plus loin…
Mais pour l’heure, il est « seulement » question de bébés atteints d’affections comme l’anencéphalie, diagnostiquée à 12 semaines et de manière générale incompatible avec la vie : leurs reins, cœur, poumons, foie et autres organes sont quant à eux en bon état.
Le responsable de NHS Transplants, James Neuberger, a d’ores et déjà déclaré : « Si une famille veut donner des organes ou des tissus de leur bébé nous les aiderons et nous les soutiendrons. »
 
Dans le cas contraire, on les tue in utero, c’est aussi simple que cela…
 
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Avortement tardif : des sages-femmes et médecins témoignent !

Le 23 juin prochain, le Conseil de l’Europe se prononcera sur la recevabilité de la Pétition contre les infanticides néonataux, signée par plus de 200.000 personnes, qui lui demande de réaffirmer les droits à la vie et aux soins des bébés qui naissent vivants lors de leur avortement tardif. Ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins puis jetés avec les déchets biologiques.

Pour empêcher ce débat, certains députés prétendent que de tels faits n’existent pas. C’est pourquoi il est important que des médecins, des sages femmes et des infirmières osent témoigner de cette réalité. L’ECLJ remettra un rapport contenant témoignages et statistiques aux députés du Conseil de l’Europe.

Adressez-nous votre témoignage ; nous pouvons préserver votre anonymat si vous le souhaitez (ecljofficiel@gmail.com )

Voici deux exemples de témoignages reçus (les noms ont été retirés):
 

Témoignage d’une sage-femme :

Sage-femme depuis bientôt 9 ans, je peux témoigner que les bébés nés d’avortement tardif (cas des ITG) sans foeticide, c’est à dire le plus souvent entre 20 et 24 semaines d’aménorrhée, peuvent naître vivants. L’équipe médicale est alors souvent mal à l'aise et soit met le bébé dans un plateau dans une pièce à part jusqu’à ce qu'il arrête de montrer des signes de vie, soit demande au gynécologue, anesthésiste ou pédiatre de faire une injection de morphine dans le cordon ce que certains acceptent... ou non.
Pour ma part j'ai déjà proposé à des couples concernés, si le bébé était vivant à la naissance, de poser sur le ventre de la dame pour qu’il meure dignement. Deux couples ont accepté.
J’ai récemment décidé de ne plus participer aux IVG ou ITG et d’appliquer ma clause de conscience, ce que je peux faire car je suis titulaire.  Je devrai probablement quitter les services concernés, y compris la salle d'accouchement. Les contractuelles qui voudraient appliquer leur clause de conscience sont menacées de licenciement. »
 
 
Témoignage d’une étudiante en école de sage-femme :

« Je suis étudiante sage-femme en dernière année, et j'ai vu, au cours d'un stage dans une maternité du département Nord (59), un enfant naître vivant d'une IMG. Il était âgé de 24SA (semaines d’aménorrhée) et la sage-femme a laissé l'enfant lutter pour respirer, en le laissant seul sur la table de réanimation bébé. Il est décédé dans les 10 minutes, très affaibli par les contractions du travail (déclenché). 
Nous n'avions pas vérifié les bruits du cœur pendant le travail, pour « préserver » la mère. Et la sage-femme m'avait dit que dans ces cas-là, « il nait mort s’il a de la chance, sinon... bah... on n'a pas le choix... pour les parents... »
J'ai vu un bébé lutter contre la mort, dans une indifférence totale pour sa souffrance... Une inhumanité glaçante... On en arrive à des situations d'horreur... 
J'ai vu cela à 19 ans, j'en ai 22, je n’oublierai jamais... J'ai le désir de devenir médecin, pour pouvoir soigner ceux qui n'auront plus "le droit" d'être soignés... »
 

 
Comme tout enfant prématuré, ces enfants méritent de recevoir des soins !
Nous comptons sur vous !
Grégor Puppinck.
Directeur de l’ECLJ.
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